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Enfin l'endroit tant attendu le domaine des Nobertins ...
Historique - Promenades - à suivre...

OIGNIES-EN-THIERACHES (historique)
Le nom de Oignies apparaît pour la première fois dans un document de
794 lorsqu'une dame du nom de Théodrade donne à l'abbaye de Saint
Germain-des-Près (Paris), son domaine d'Aciniagias (Oignies). Cette
abbaye possédait d'importantes propriétés dans la région au 10ème
siècle.
Au moyen âge, bien que le village soit considéré comme un fief
possédant son manoir, l'histoire de Oignies est étroitement liée à
celles des différentes seigneuries voisines (Chatellerie de Couvin,
baronnie de Vierves), qui seront dépendantes jusqu'à la fin de l'ancien
régime, de la principauté de Liège.
Les guerres menées entre les Pays Bas espagnols et le royaume de France
auront de fâcheuses conséquences dans la région où la population sera
continuellement mise à l'épreuve à cause de l'insécurité et des
épidémies. Ainsi Oignies eut maintes fois à souffrir des ravages des
armées voisines. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les hivers
étaient rigoureux, détruisant les récoltes.
Tirant toutes ses ressources de la forêt, Oignies était à l'origine un
petit village habité par des bûcherons, des charbonniers, des
collecteurs de miel et de cire, des peleurs d'écorce, des artisans et
des chasseurs récoltant les peaux d'animaux sauvages. L'extraction des
ardoises du sol schisteux allait peu à peu devenir l'activité
principale des habitants de Oignies. Connu à Fumay dès le 12ème
siècle, l'ardoise connaîtra un premier développement commercial au
15ème siècle puis sera exploitée industriellement à Oignies à partir du
début du 19ème siècle.
C'est de 1880 à 1900 que le village fut le plus peuplé. Si les mines
réclamaient beaucoup de bois, les ardoisières de Oignies et de Fumay
avaient besoin de beaucoup de main d'oeuvre. Il y eut à Oignies, à la
fin du 19ème siècle plus de 300 personnes employées à ce travail avec
comme conséquence le développement de maladie pulmonaire telles que la
schistose, la silicose et la tuberculose qui provoquaient souvent une
mort prématurée.
Une source de revenus contestable, la fraude était une pratique
courante pour les habitants de Oignies situé à quelques lieues de la
frontière française. Le premier village que l'on trouve est Fumay.
Un mot encore. Si après avoir succombé aux charmes du village, vous
éprouvez le besoin de mieux connaître son passé, c’est-à-dire de
l'aimer davantage, alors procurez-vous les deux plaquettes écrites par
Madame Devuyst-Hendrix : "Oignies-en-Thiérache et son passé 794-1830"
et "Oignies-en-Thiérache village belge, 1830-1970". Elles vous
combleront.
QUID du Domaine des Nobertins ?
En fait, après maintes recherches, il s'avère que
Nobertins ne serait rien d'autre qu'une déviation du mot
Norbertins par le patois local (o tonique entravé par R ou S donne ô: borgne devient bôgne dans le patois Wallon Sud OW).
Il désigne la communauté des moines fondée par St Norbert né à Xanten
(Allemagne) en 1080 et mort à Magdeburg, le 6 Juin, 1134. Sa vie et son
oeuvre peuvent être découverte sur Internet sur un site complet
et bien fait de l'abbaye des prémontrés. On peut d'ailleurs y noter
que, dans sa vie, St Norbert fît un passage dans les villes de
Fosses et de Moustier, deux villes de la région Namuroise afin
d'y apporter la paix. (Vita "A" Sancti Norberti , Chapter 7 : Minister of peace) C'est peut être ce qui expliquerait la présence de cet ordre chez nous.
Cette communauté des Norbertins (Norbertines
en version américaine), encore appelée communauté des Prémontrés, a
déléguée des moines dans toutes la région pour la gestion de la
paroisse de Oignies. Ils dépendaient de la communauté de
Chaumont-Porcien. Et dans les ouvrages de Madame Hendrix, cités
précédemment on apprend que :
<< En 1227, un
document sort Oignies de l'ombre. Une bulle du pape Grégoire IX ,
fraîchement élu, confirme la propriété de l'abbaye bénédictine de
Saint-Germain « altare de Maisnil et de Oigny cum parochia et curte »
aux Prémontrés de Chaumont-Porcien dont la maison se trouve aux
environs de Mézières. Cet ordre avait été fondé par saint Norbert ce
qui explique qu'en souvenir de ces religieux qui dirigèrent la paroisse
jusqu'à la Révolution, il existe encore à Oignies un bois des
Norbertins ou Naubertins. Certains attribuent à Hugues de Fosses (1146)
la fondation de la cure.
On ne trouve pas trace d'un
transfert d'Oignies, de Saint-Germain-des-Prés ni du reste de tout
autre intermédiaire à Chaumont-Porcien. La bulle de 1227 n'est
qu'une confirmation de propriété. Cette attribution est renouvelée en
1265 par Clément IV: «altare ecclesie de Maysmil et Hoannis cura
parochia, curte et nemoribus ac aliis pertinentiis »
En
1254, les Prémontrés cèdent le domaine du Mesnil à Robert de Vierves,
sire de Barbançon, se réservant le patronage de la cure, les dîmes,
avec biens et droits d'usage attachés à la paroisse.
"L'abbaye
conserve la maison presbytérale avec pourpris (enclos). Si un prêtre
séculier était désigné, le seigneur pourrait les reprendre et, en tout
cas, se construire une maison dans le pourpris, la maison presbytérale
restant habitée par un abbé. Il faut entendre ici par «abbé» un
ecclésiastique investi des pouvoirs du supérieur d'une abbaye
(investitus). >>
On peut dès lors également
accepter l'explication de Monsieur Baudrez, autre historien et habitant
d' Oignies qui désigne le Domaine des Norbèrtins comme :
<< Coupe de bois ayant vraisemblablement appartenue aux moines Norbertins..>>
Pour le reste, et pour l'instant, nous ne savons rien d'autre,
Existait-il un monastère dans le domaine et si oui, où est-il enfoui ?.
L'avenir nous le dira peut-être...

Une des gravure originale en Bois de Saint Norbert dans L'Abbaye de Saint Norbert.
Le domaine est situé dans le Viroinval
(Province de Namur), dans le parc naturel de Viroin-Hermeton et plus
précisément à Oignies-en-Thieraches. D'une surface de 103 ha, il
regroupe un ensemble de près de 250 parcelles de terrain boisées dont
150 bâties avec des habitations de vacances ou de week-end. Il se
trouve en bordure de frontière française.
En juin 1995, les
calculs très précis effectués par l'institut Géographique National
(IGN) français plaçaient le centre géographique de l'actuelle Europe
des Quinze dans un coin de forêt du village de Oignies-en-Thiérache,
dans l'entité de la commune de Viroinval.
Depuis mai 1996, l'endroit désigné par l'IGN - une clairière située au
lieu dit " le Trou du Diable " - a été matérialisé par une " cathédrale de lumière
" (merveilleux symbole pour un "Trou du Diable"), une oeuvre du
maître-verrier Bernard TIRTIAUX, qu'entourent quinze stèles qui
symbolisent les pays membres de l'Union Européenne. Depuis, ce site
bordant la route reliant Oignies à Fumay (France) est fréquenté, durant
les mois d'été, par quelque 20.000 visiteurs.
L'entrée du domaine se trouve à 300 mètres du centre géographique de l'Europe des quinze.
En 2003, l'Europe compte 10 membres supplémentaires, le centre de
l'Europe va donc devoir changer de place. L'endroit gardera néanmoins
dans son coeur, le fait qu'il à été pendant 10 années le symbole de
l'union de 15 pays.
Oignies en Thieraches:
altitude 365 m, 803 habitants ( les onégiens), 2595 hectares
essentiellement forestiers. Le point culminant se situe au lieu-dit
"Belle aire de Faude" à 383 mètres. Oignies étend ses vastes forêts
depuis la vallée du Viroin jusqu'au Ry de l'alysse, frontière naturelle
avec la france.
Explication de certains Noms
Les noms de Lieux qui avoisinent le domaine peuvent eux-aussi expliquer quelques peu le passé.
Belle Aire de Faude (Bèle Aîre dè Faude) : Endroit où l'on faisait du Charbon de Bois. Point culminant de Oignies (383m)
Bonnier (Bouni) Coupe de Bois, mesure agraire ancienne équivalent à un peu moins d'un hectare.
Fand dès Alisses:
anciennement prairies le long du ruisseau l'Alysse qui délimite la
frontière. Fand = partie reculée d'une prairie ou d'un bois
Pichelotte:
Pissotière, jet d'eau peu abondant, dérivé de pisser, de pisserote,
petit ruisseau, petit conduit, endroit où suinte de l'eau. Coupe de
bois entre la coupe tiène pupelet et la frontière.
Tiène : colline, tertre; chemin escarpé qui désigne une limite (Tiène pupelet)
Ri D'alysse. ruisseau qui prend sa source dans les francs-Bois et se jette dans la Meuse à Fumay
Belle flache: coupe de bois située entre la coupe Nobertins et petits plats
Bèle Haie (Belay) coupe de bois situé à proximité de la coupe Tiène Pupelet
Bonniers: Coupe de bois situé entre celle de Gérard Collin et la frontière
Trau Diâle (Trou du diable) lieu-dit où se trouvait l'ardoisière du trou du diable
(Source : site du domaine des Nobertins)
Outre le réseau de promenades balisées au départ de chaque village de la commune de Viroinval,
existe un autre réseau de promenades balisées, axées sur les anciennes
ardoisières de Oignies, Fumay et Haybes, ou l'exploitation au siècle
passé a déterminé la vie et l'histoire des habitants de ces villages.
Une ardoise aux teintes roses-mauves, d'excellente qualité y était extraite des profondeurs du sous-sol.
Il n'y a pas si longtemps, la majorité des habitants de Oignies
travaillait dans les ardoisières. Les poussières d'ardoises, encore
plus nocives que les poussières de charbon, provoquaient la silicose
des poumons. Tant d'hommes furent fauchés dans la quarantaine, que
Oignies était surnommé "Le Village des Veuves".
8 promenades de découvertes de ces lieux aux noms évocateurs , comme le
"Trou du diable", à quelques centaines de mètres du Centre Géographique
de l'Europe des Quinze, vous sont proposées sur fond de carte IGN au
1/25 000, avec les commentaires respectifs des lieux que vous
rencontrerez en chemins, ainsi qu'une présentation de ces villages de
courageux.
FUMAY: Circuit 1: "A la Découverte de Fumay", 7 km - 2h30.
FUMAY: Circuit 2: "Le Chemin des Eaux", 10 km - 3h00.
HAYBES: Circuit 3: "Exploitation en Forêt", 7,5 km - 2h30.
HAYBES: Circuit 4: "Les Grandes Ardoisières", 4 km - 2h00.
OIGNIES: Circuit 5: "Promenade de l'Amérienne", 7,5 km - 2h00.
OIGNIES: Circuit 6: "Promenade du Risque-Tout", 5,5 km - 2h00.
OIGNIES -FUMAY: Circuit 7: "Promenade de l'Alyse", 7 km - 2h00.
OIGNIES - HAYBES - FUMAY : Circuit 8: "Prmenade des 3 communes", 17 km - 6h00.
Il vous est possible de vous procurez la carte commentée "Au fil de
l'ardoises", à l'Office du Tourisme de Viroinval, pour la somme de 3,42
€.
L'Office du Tourisme de Viroinval vous accueille:
en hiver, de 8h30 à 16h30
en été, de 9h à 17h.
Ouvert tous les jours de l'année, sauf le 25/12 et le 01/01.
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Animatrice : Nathalie Delain |
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